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    June 09

    Note de l'auteur

     
     

    Les 3 actes de la conversation qui suivent se lisent dans l'ordre conventionnel de lecture.... à savoir, le premier en premier et les suivant en suivant (rires!!). Par avance pardonnez la forme et les fautes...
    Cette conversation est le fruit d'une folle errance dans les méandres du "et pourquoi pas?" et a pour but d'illustrer mon propos concernant le "principe" et la "source" dans le cadre du principe "actif.
     

    Comments (13)

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    je n'ai pas pu écrire tout ce qui me venait à l'esprit, du moins ce que mon esprit simple a pu percevoir et analyser... je reste sur de nombreuses réflexions et bien que la démonstration des chapitres précédents me pousse à tenter de croire que je suis capable de tout comprendre, là, au présent, je ne comprends pas tout. et sans occulter le fait que dans le futur je puisse tout comprendre, le doute reste permis que cela soit le cas... je concède simplement dans le futur à devoir réfléchir encore et encore. mais mon esprit aimant la simplicité, si je vois un mur devant moi : si je le perçois comme dur, je n'irai pas me "prendre la tête" dessus pour le vérifier, tout ça pour qu'un illustre chirurgien qui n'aura pas 3 pensées par secondes comme cela sera peut-être le cas dans 250 ans, ne vienne me dire que si je ne guéris pas c'est que je ne le veux pas ! de fait je comprendrais mieux qu'il me réponde que si je suis dans cet état présent devant lui, c'est que je l'ai voulu...
    bon je crois que je vais complexifier une idée simple au départ... moi adepte du "simplifions" j'en viens au principe du "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?"... je m'égaaaaaaare !
    June 11
    Peut-on faire le parallèle avec deux mouvements en apparence opposés : le mouvement de plus grande complexité de la vie et le mouvement qui tend au chaos qui est celui de l'entropie ?

    Je pense que rien n'est simple (sourire, vous n’êts pas étonné n’est-ce pas ?)... Ce n'est pas quelque chose qui doit être "inquiétant". Le goût de la simplicité peut parfois provenir de notre inquiétude à ne pas comprendre certaines choses complexes. En ne les comprenant pas, on peut, parfois, avoir le réflexe d'ignorer les choses complexes ou bien de tenter de les "simplifier". En coupant en petits morceaux des concepts complexes, on croit, parfois, qu'on pourra comprendre la complexité en elle-même. Ça fonctionne, parfois... Et parfois, ça ne fonctionne pas...
    C'est l'ensemble du tableau dans sa "complexité" que nous devons appréhender pour tenter de se "rapprocher" du peintre qui a voulu transcrire ses émotions sur un support "physique" ;-)
    La démarche basique de l’être humain est de décortiquer, de découper, de simplifier. Le but est l’espoir de pouvoir mieux comprendre une chose complexe par la compréhension des éléments «plus simples» qui la composent. L’exemple le plus parlant à mes yeux est la recherche astrophysique qui tente de comprendre l’infiniment petit en découpant la matière en particules toujours plus petites. C’est la prise de conscience des macrostructures -de l’infiniment grand dans l’exemple de l’astrophysique qui apporte un élargissement de mon champ de conscience. Cela signifie donc que je m’attache à éviter le réflexe que, comme tout un chacun, j’ai à vouloir ne pas aborder les systèmes complexes sous prétexte que mon champ de conscience n’est pas suffisamment large pour en appréhender la macrostructure ou le macrofonctionnement. Certes, je dois parfois patienter le temps que l’ouverture de la lunette de mon champ de conscience me permette de ne pas me focaliser sur une partie du système complexe (un peu comme si vous regardiez avec une paire de jumelles à quelques centimètres un corps d’être humain, vous n’en verriez peut être que le nombril et en prenant un peu de recul, vous pourriez alors arriver à en détecter le torse, les membres et autres «appendices» (rires !!))

    Maintenant que la complexité définit…
    Supposons que l'on considère comme "bien" l'évolution de l'âme. L'évolution de l'âme me semble se caractériser par l'augmentation de sa complexité. Qui, en évolution ultime consiste à rejoindre le Tout.
    La raison de l'augmentation de la complexité est la "lutte contre l'entropie". Mais il ne s'agit pas d'une "lutte" à proprement parlé. Car le chaos n'est pas "mal" comme on voudrait le faire croire sur de nombreux aspects. Le chaos (le désordre du à la sensibilité aux conditions initiales et à la récurrence) et l'entropie (qui mesure le chaos d’un système au niveau microscopique uniquement) sont des notions très proches. Et pourtant du chaos est née la vie. La notion de "lutte" voudrait suggérer la "réduction à néant" de l'entropie ce qui "bizarrement" "joue le jeu" de l'entropie...

    C'est la parabole du Yin et Yang : le "bien" et le "mal" s'interpénètrent. Si l'un s'affaiblit d'un côté, l'autre se renforce de l'autre et vice et versa....

    En d’autre terme, l’observation des évènements, leur compréhension peut donner des indications quand à «l’évolution» («les variations») de l’entropie et, tenter d’en utiliser les forces.
    June 10
    faut bien que je "mette" mon grain de sel... hum :)
    June 10
    Je vous répondrais sobrement dans un premier temps. "Tout est lié."
    Ce qui apparait en apparence "opposé" se révèle le plus souvent "complémentaire".
    L'existence de l'un n'oblige pas l'absence de l'autre...
    Je vais réfléchir plus avant à ceci et vous répondrais.

    Ne nous éloignons-nous pas du sel et du mercure là ? ;-)

    June 10
    en ce matin de rosée...

    ma perplexité se fondait sur ce que vous avez expliqué en répondant à mes questions notamment :
    "La source, c'est l'essence énergétique, le liant, la raison d'être en quelque sorte.
    Le principe, c'est l'évolution, l'accroissement, l'enrichissement.
    '

    en effet quand on lit vos articles, il m'était difficile de faire le lien entre le titre par exemple "la source" et la signification que votre billet devait apporter....

    en tous cas quelques mots m'éclairent, je pensais justement suite à votre article et sans avoir lu votre réponse que finalement qu'est ce que l'unité sinon ce qui fait que tout peut fonctionner ensemble ? en effet si l'on est polythéiste "obtus", c'est considérer qu'il existe des fonctions qui agissent indépendamment en systèmes qui ne fonctionnent pas ensemble... or que nous dit la réalité ? que tout fonctionne ensemble.... donc il y a un lien entre tous les niveaux, ce que vous dites très bien expliquant ce qu'est la "source" pour vous....

    vous dites le principe, c'est l'enrichissement, l'évolution, l'accroissement...

    peut on faire le parallèle avec deux mouvements en apparence opposés : le mouvement de plus grand complexité de la vie et le mouvement qui tend au chaos qui est celui de l'entropie ?
    June 10
    Freki leuwrote:
    Alain fut mon "prédécesseur", dans un lointain et très collégial établissement de Rudhaborg...
    Mon clin d'œil était transversal, mauvaise manie, je le conçoie...
    Je reste content d'avoir partagé avec lui les mêmes récréations, les mêmes lectures sous les mêmes érables d'un lieu sans niveau... et de sourire à d'autres illustres écrivains qui n'ont fait, dans vos citations (sans pique! ;-)), que retranscrire Montaigne, Epictète et Marc Aurèle...
    Mea culpa, mea maxima culpa (je suis un grand hypocrite devant l'éternel ;-) ), c'est moi qui ai commencé... je continue donc à sortir...
    June 9
    bin voila un illet qu'il est original ,une tres belle lecture dans un sens inversé, une contrefacon de lire un billet j'aime ce style
    la bonne soirée à toi
    ERIC.VILLEY
    June 9
    Alain appelait à devenir acteur de sa propre vie, en cessant d'attendre le bonheur pour être heureux, magister Lupus ;-)

    "Montrer partout le visage de l'ennui et s'ennuyer des autres. S'appliquer à déplaire et s'étonner de ne pas plaire. Chercher le sommeil avec fureur. Douter de toute joie ; faire à tout triste figure et objection de tout. De l'humeur faire humeur. En cet état, se juger soi-même. Se dire : "Je suis timide, je suis maladroit : je perds la mémoire ; je vieillis." Se faire bien laid et se regarder dans la glace. Tels sont les pièges de l'humeur. C'est pourquoi je ne méprise pas les gens qui disent : "Voilà un froid sec ; rien n'est meilleur pour la santé." Car que peuvent-ils de mieux ? Il n'y a qu'une manière de résister au froid, c'est d'en être content. Et comme dirait Spinoza, maître de joie : "Ce n'est point parce que je me réchauffe que je suis content, mais c'est parce que je suis content que je me réchauffe." Pareillement donc, il faut toujours se dire : " Ce n'est point parce que j'ai réussi que je suis content ; mais c'est parce que j'étais content que j'ai réussi." Et si vous allez quêter la joie, faites d'abord provision de joie. Remerciez avant d'avoir reçu. Car l'espérance fait naître les raisons d'espérer, et le bon présage fait arriver la chose. Et faites confiance au sommeil si vous voulez qu'il vienne. Bref, aucun homme ne peut trouver en ce monde de plus redoutable ennemi que lui-même."

    Extrait du Propos sur le Bonheur d'Alain. ;-)
    June 9
    Freki leuwrote:
    Il faut faire que ce qui est juste soit fort, et que ce qui est fort soit juste...disait Pascal
    Ok, je sors, c'est une citation déplacée, je file voir mon véto et m'allonger sur son paillasson...ah, ces bipèdes, ils sont difficiles à comprendre... ;-)
    June 9
    Changer son propre regard sur les choses ne veut pas dire adopter celui de quelqu'un d'autre...
    Il n'y a pas de regard "juste" "injuste" "mauvais" ou "bon"... Prenons Saint Thomas... Beaucoup de gens n'ont pas compris ce qu'il a voulu dire. Tous ces gens ont cru qu'il voulait parler de "la réalité" de ce que nous pouvons "voir" de ces apparences alors qu'il ne disait pas ça du tout selon moi. Il disait : je ne crois que ce que je vois, au sens de "ce que je visualise". Si nous visualisons seulement les apparences... Nous allons créer une réalité conforme à ces apparences. Mais si ce que nous visualisons, c'est tout autre chose, quelque chose qui soit indépendant de ces apparences, alors Nous allons créer une réalité conforme à cette vision (vive les oranges bleues… confère le paradoxe de « Brainstorm Machine » de Daniel Dennett proposé le 9 juin sur mon blog ) et ce quelque soit ce que peut nous dire les apparences.. Ce sont nos doutes que ça n'arrive pas, nos doutes que ça n'existe pas (puisque les apparences semblent dire le contraire) qui font que ça ne va pas exister. Cette conceptualisation si elle est unique, elle n'est qu'une vision de plus, je le concède. Une nouvelle réalité mais à la différence près que là, c’est nous qui sommes maitre de notre réalité. Malheureusement je butte sur l’universalité de ce concept. J’y cogite ;-)

    Petit exemple parallèle... La médecine qui étudie les maladies crée plus de maladie. La religion qui "focalise" sur les péchés, crée plus de péchés. La médecine qui étudie l'absence de maladie crée l'absence de maladie. On peut appeler ça aussi de la médecine préventive. Si on payait (motivait) les médecins occidentaux seulement quand leurs patients ne sont pas malades, nous verrions qu'ils mettraient plus d'énergie à ne pas créer de nouvelles maladies parce que non seulement ils développeraient des médicaments qui soignent vite mais aussi ils développeraient des actes "médicaux" qui empêchent de tomber malade. Si les soins médicaux n'étaient pas remboursés, je veux dire les soins qui "soignent" la maladie et pas ceux qui empêchent la maladie, nous verrions que les industries pharmaceutiques auraient intérêt à créer de vrais médicaments et non pas des trucs qui font "marcher leur petit fond de commerce". Le médecin qui est payé pour soigner à tout intérêt (même inconsciemment) à ce que ses clients (oups.. pardon.. patients.. très patients d'ailleurs) reviennent et pour revenir qu'est ce qu'il faut dans la conception actuelle? Qu'ils retombent malades !
    Je suis tout à fait d'accord qu'il soit possible de trouver des individus qui croient fermement à leur pouvoir "guérisseur" et qui malgré tout, arrivent à "guérir", mais ça ne fait que confirmer ce que je dis, c'est le pouvoir constructif de leur pensée qui crée cette réalité. Il suffit que le toubib pense qu'il n'aura plus de patient, s'il les soigne et que donc il n'aura plus d'argent et que donc toutes ses années d'études seront bonne à "jeter"...
    Cela me fait penser à la notion d'infini... Mais là je vais franchement m'égarer... Je me rassemble...
    Je relis vos questions... Ah oui... Donc pas de regard "juste", juste une visualisation constructive. Je pense qu'il est utile dans votre notion de « connaissances » et de « prise de tête » de différencier le « fait néant » (qui comme son nom l’indique fait néant…) et le paresseux (qui à l'image de Gaston Lagaffe) va déployer des trésors d'ingéniosité pour éviter de se fatiguer, adepte du « non-agir »). ;-) Je pense que chacun est libre de vivre dans sa réalité quelque qu’elle soit et d’évoluer au rythme qui lui convient le mieux (vive le libre arbitre). Cependant il me parait nécessaire… vital même de prendre conscience… Si on n’évolue pas, c’est qu’on est mort… L'action réaction n'est pas humaine... pas suffisante à notre degré d'évolution "amale". "Douter" et se "prendre la tête", comme vous dites, font partie de notre construction spirituelle et personnelle.
    J'apprécie le terme de vigilance (sourire heureux). La vigilance modifie notre perception du temps ou plutôt l'influence de la pression temporelle. Elle est un outil du « corps physique + esprit » qui met en œuvre d'autres processus pour assurer la mission de préservation. Ces autres processus sont dans la plupart des cas "étudiés" pour lutter contre la pression temporelle... Bref, il s'agissait d'une parenthèse. Je pense que la vigilance attentive même et surtout silencieuse nous permet d'accroître notre réceptivité et notre ouverture d'esprit indépendamment du contexte socio culturel, temporel dans lequel nous évoluons.

    La matière n'est qu'un vaisseau qui transporte avec ses propres "moyens" et ses "limitations" de vitesse le flux énergétique qu'est l'esprit. Est-ce dual ? Complémentaire pour un temps sans doute... L'évolution de ses deux concepts ne subit pas la même échelle... Difficile de les mettre en comparaison.

    La source, c'est l'essence énergétique, le liant, la raison d'être en quelque sorte.
    Le principe, c'est l'évolution, l'accroissement, l'enrichissement.
    Le concept de réalité n'était qu'un exemple "concret" pour vous donner matière à réflexion.

    Je clos en vous demandant juste de la part de l'initié "Sur quoi se fonde votre perplexité ?" ;-)
    June 9
    Bon j'ai relu deux fois voici ma "réaction" tin din attention ça crépite, faut pas se "précipiter" :

    Ce message est un message d’espoir, c’est aussi une invitation à se déconditionner à changer de regard… mais pour quel regard ? Quel est le regard juste, d’où provient il, à quoi correspond il ?

    En psychologie on étudie beaucoup les représentations et leur fabrication, on étudie aussi les manière dont l’homme raisonne, on s’est rendu compte qu’il existait des biais cognitifs qui « biaise » la réalité. Cependant, et en fait ces biais cognitifs ne sont pas simplement des pièges à c… à non réflexions mais permettent d’aboutir à des conclusions approximatives et économes en coût cognitifs. Car il est un fait si l’on veut penser juste, on est obligé de « se prendre la tête » et dans la vie quotidienne la pente la plus facile (en terme de coût cognitif) est de suivre des grilles de lecture routine, stéréotypes, préjugés, qui nous permettent d’agir et de réagir en fait comme un automate. « Se prendre la tête » finalement c’est être vivant. Et pourtant l’on dit le lâcher prise est important alors se prendre la tête c’est peut être être d’une vigilance silencieuse guetteur de la nouveauté, de l’actualité pour s’y adapter de la manière la plus juste et vigoureuse, la plus efficiente.
    Ces billets nous parlent aussi d’une non dualité entre l’esprit et la matière mais déjà quand j’emploie ces deux mots, n’y a t’il pas dualité….. ne sont ce pas des vibrations de la plus subtile à la plus « lourde » ?
    Ces billets m’inspirent et j’aurais envie de demander : c’est quoi la source, c’est quoi le principe ? J la source est-ce cette réalité que nous avons du mal à percevoir correctement et le principe, qu’appelez vous principe ? est la découverte du lien entre la pensée et la matière ?
    D’avance je m’excuse si mes questions vous paraissent triviales, elles traduisent ma perplexité.
    June 9
    vos textes par la vibration me font penser aux livre d'Isha Schwaller de Lubicz , j'adorais....
    June 9
    ah ah j'attache ma ceinture, je m'apprête a encaisser 9G dans la fusée L'art moni .... 3,2, 1 ignition.... je vais lire
    June 9

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